Née à Evian en 2000, puis diplômée d’un DNSEP Art de l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Lyon en 2025, Julia Launay développe une pratique pluridisciplinaire à la croisée de l’installation, du film, de la performance et de la peinture.

  • Chaussures d'un visiteur présent au vernissage de l'exposition SuperBal au centre d'art Madeleine Lambert

    Chaussures d'un visiteur présent au vernissage de l'exposition SuperBal au centre d'art Madeleine Lambert

    2026

  • Chaussures de Morgan Labar au vernissage de l'exposition SuperBal au centre d'art Madeleine Lambert

    Chaussures de Morgan Labar au vernissage de l'exposition SuperBal au centre d'art Madeleine Lambert

    2026

Nourrie par les cultures visuelles, le cinéma burlesque et les formes populaires, sa pratique interroge les rapports de pouvoir, le regard social et la représentation des corps. Elle s’appuie sur l’illusion, le trucage et la mise en scène, qu’elle détourne avec humour pour révéler les mécanismes de manipulation des images et déplacer les représentations.

“L'électron libre Julia Launay décline une œuvre performative aussi joyeuse que dérangeante. Ces pièces, souvent simples, monotâches, rappellent les exigences matérielles inouïes qui pèsent sur qui veut produire de l’art aujourd’hui : caméra, costumes, props en tout genre ; créer a un coût, quoi qu’en dise le discours méritocratique ambiant. Dans une apparente simplicité, la démarche de Julia Launay pose la question sociologique et fait effet grain de sable dans la grande fabrique des artistes contemporain·es. Au risque de verser dans l’essentialisme, Julia Launay dénonce le népotisme du monde de l’art avec aplomb et martèle les véritables conditions du succès d’un jeune créatif : le confort matériel, l’aisance pécuniaire des parents ainsi que leur soutien symbolique. Autant de jalons que l’on devine absents du parcours de l’artiste. Paradoxalement, comme un pied de nez, Julia Launay développe une pratique du trick et du pas de côté. L’artiste semble frappée par la grâce, les idées lui tombent dessus. Dans son minimalisme, son dépouillement, cette « mise en scène » du génie relève en fait d’une « mise en dérision ». Julia Launay nous dit : voici ce que le concept de talent a de grotesque, voici la violence de classe, les inégalités cruelles en termes de culture générale, d’accès aux ressources et aux opportunités professionnelles, que colporte ce concept bourgeois.”

  • Marouane Bakhti, 2026
Contacter par email
  • Comment je me sens après quatre mois à l'usine
  • Face Off

    Face Off

    ENSBA Lyon, 2025

  • Fragile Pouvoir

    Fragile Pouvoir

    ENSBA Lyon, 2025

  • julia9.jpg
  • julia10.jpg
  • Superbal

    Superbal

    vue d'exposition, centre d'art Madeleine Labert, Vénissieux, 2026

  • Time to shine

    Time to shine

    2026