Garance Wullschleger Grandclément est une artiste franco-suisse (née en 1993 à Besançon), elle vit et travaille entre Lyon et Genève. Sa recherche articule des questions autour du corps, tant le sien, celui qui fabrique, bouge et panse, que celui des autres, ceux qu’elle rencontre, qu’elle chahute.

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Enfant, c’est par la danse contemporaine et la rythmique (méthode Dalcroze) qu’elle entre en création. Cet espace lui révèle son corps comme premier outil d’expression. De 2009 à 2012, elle suit un enseignement aux arts-appliqués et s’épanouit dans la conception d’environnements et d’objets, pensés à l’échelle du corps et des mains. Le quotidien, l’utile, le fonctionnel deviennent le support de son univers poétique, déjà porté sur le soin aux choses, aux autres, aux traces. Partagée entre graphisme/ édition et textile/ matière, c’est son envie de fabriquer et de donner forme en volume qui l’amènera à étudier le textile à la Martinière-Diderot. Elle y développera une recherche autour de l’espace intime, quotidien et familier. C’est à l’école des beaux-arts de Lyon que se déroule le deuxième temps de son enseignement artistique. Elle y déploie une pratique plurielle entre installation, photographie et objet. Son travail du texte, du récit, de la performance et de la danse prend de plus en plus d’importance durant les deux années de master. Elle est diplômée de l’ENSBA Lyon avec les félicitations du jury en 2019. Elle est en résidence d’artiste aux ateliers Le Grand Large depuis lors. Durant ces deux années post-école, elle est invitée à montrer son travail de performance notamment à la Galerie Allen, invitée par la commissaire d’exposition Alexandra Goullier Lhomme. De cette rencontre, naît une amitié, des échanges et un soutient précieux. Ces temps où tout ou presque, c’est arrêté, lui ont permis de ralentir et ainsi de repenser son écologie et économie de travail. L’artiste conçoit et met en forme sans distinction entre fonctionnel et visuel, soigner autant les images, les espaces de vie que la fabrication. En 2022, elle se forme et devient teinturière textile en techniques naturelles. Le textile resurgit par les couleurs, qui jusqu’alors n’étaient que timidement présente dans son travail. Il y a dans la recherche de Garance W. G. une frénésie de questionnements. Penser et dévoiler les origines, les généalogies, les récits. Profondément marquée par son lien avec les anciens et les mémoires, l’artiste, qui a grandi entouré de ses aïeux, eux-mêmes pationné·e·s de fleurs et d’histoires est une passeuse, une autrice souterraine ancrée dans le monde d’aujourd’hui. Au printemps 2022 éclot son projet Incendie, une maison d’édition papier, multiple et exposition. Elle y déploie son plaisir de collaboration, en assure le commissariat, la coordination et participe aussi à la fabrication. Ce projet réuni joyeusement amis·es artistes, graphistes, relieures·ses, musicien·nes, designeurs·euses, poètes·esses. Les premières forme éditées : livre et exposition collective verront le jour à l’automne 2022.

Son travail sera visible durant l’été 2022 à la cité internationale des arts, Paris (FR), ainsi qu’à Gâteau, Chédigny (FR). Puis à l’automne 2022 lors de la première exposition des éditions incendie à Fort Faure, Lyon (FR). Elle a précédemment été exposée en 2021 à NEF Gallery, Stockholm (SE) en duo avec Anna Reutinger. En 2019 à la Galerie Allen, Paris (FR) invité par le collectif prologue, à Jedna Dva Tři Gallery, Prague (CZ) dans le cadre d’une résidence d’artiste à Petrohradska Kolektiv en duo avec Anna Reutinger, à la Fondation Pernod-Ricard, Paris (FR) invitée par le collectif milo, à KlaraKiss Zipspace, Zurich (CH). En 2018 à Academiæ Biennale, Bolzano (IT) et à l’ENSBA, Lyon (FR), ainsi qu’en 2017 au Musée Gallo-Romain, St-Romain-en-Gal (FR).

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